Archives pour la catégorie Bastardises

Ce guide du connard professionnel propose de vous immerger dans des situations concrète où une seule question compte : comment puis-je emmerder mon prochain ?

18a

18 – Rappeler qui est le maître (GAFAM 1/5)

Les connards professionnels ont décidé de vous dévoiler les plus belles bastardises des géants du Net, les fameux « GAFAM ». Cette quinzaine, nous entamons l’acronyme avec A pour « Apple ».

Les objets nous possèdent. Bien entendu, quand je parle de nous, je parle des autres. Ceux qui sont assez stupides pour abandonner cette vérité aux moines bouddhistes et aux hippies san franciscains : les objets nous possèdent, parce que les Connards y veillent. C’est une danse de tous les instants, un équilibre à trouver dans cette relation maître-esclave que nous nous plaisons à renommer « dessein de l’expérience utilisateur » ou « UX Design » en bon novlangue. L’informatique personnelle est le champ d’expression de tous nos recherches en Bastardises. Par exemple avant l’USB, votre vie ressemblait à ça :

18a

Continuer la lecture de 18 – Rappeler qui est le maître (GAFAM 1/5) 

Répandre cette bastardise :

17abis

17 – Le sacerdoce du connard

Le retour des connards pro se fait à l’occasion du Ray’s Day, une fête de la lecture en hommage à Ray Bradbury. Découvrez tout ce qu’il se passe sur le site officiel.

Être un connard est un métier à temps plein. Il s’agit d’un mode de vie qui ne supporte pas les semi-engagements des pisse-froid qui hésitent entre deux carrières ou jonglent entre plusieurs projets. C’est pour cette raison même qu’il est si difficile de devenir un bon connard : cela demande à la fois des capacités réservées à une élite, et l’implication pugnace d’un usurier rackettant un pays entier. C’est d’ailleurs la première leçon qui est —chèrement— donnée lors du cours d’initiation à la connardise de Dr Gee et Pr Pouhiou.

17abis

Continuer la lecture de 17 – Le sacerdoce du connard 

Répandre cette bastardise :

16 – Être la source et l’océan [les banques, 3/∞]

Plus que jamais, cet épisode est libre ET inspiré de faits réels. N’hésitez pas à vous en servir pour parler de certains sujets à certaines personnes.

Un bon connard se doit d’acquérir une certaine humilité face à l’Histoire. En toute modestie, les Bastards-pionniers dont je fais partie n’ont fait que formaliser, sublimer et professionnaliser les techniques des connards de génie qui nous ont précédés. Les banques sont la parfaite illustration de cette admirable propension de l’Homme à créer une horlogerie minutieuse et implacable pour mieux broyer ses congénères. De simples dépositaires de notre argent, ces institutions sont parvenues à en devenir le récipiendaire principal… mais surtout la source.

16a

Continuer la lecture de 16 – Être la source et l’océan [les banques, 3/∞] 

Répandre cette bastardise :

15 – Frais de livraison du client à lui-même [les banques, 2/∞]

Cet épisode est un épisode Bonus réalisé grâce à vos dons ! Merci à Mooshka, Mathias, Luc et Guilhem pour leur générosité. Et merci à Bambou 3113 pour l’idée ayant initié cet épisode.

Que l’on ne se méprenne pas sur le cours précédent… Donner à la banque un visage humain n’est qu’un effet de manches. Il ne s’agit nullement d’y ajouter les bras, le corps, le cœur et de se mettre à avoir le portefeuille sur la main. Néanmoins, si un établissement financier parvient à passer – pour vos yeux de consommateur – pour un proche, rien n’oblige à ce que ce soit un proche que vous appréciez… Pensez à votre famille : des gens redoutablement humains, dont la compagnie vous manque jusqu’à ce que le prochain mariage vous rappelle pourquoi vous ne vous voyez pas plus souvent.

15a

Continuer la lecture de 15 – Frais de livraison du client à lui-même [les banques, 2/∞] 

Répandre cette bastardise :

14 – La mauvaise réputation [les banques, 1/∞]

Voici le premier épisode d’une série sur les banques. C’est un tel vivier à bastardises qu’il est impossible de dire combien d’épisodes nous leur consacrerons, ni de citer toutes les personnes qui nous en ont parlé… Mais merci à vous pour l’inspiration..

L’on pourrait croire que le concept d’image de marque est une invention de connards destinée à drainer l’argent des entreprises vers des agences de com aux méthodes aussi chaotiques que celles d’un souffleur de verre atteint de hoquet. Et c’est en effet le cas. Il n’empêche que le fait est avéré : si votre entreprise jouit d’une bonne réputation, tous les narratifs qu’elle va proposer seront acceptés et donc rentables. Car on ne vend pas un produit ou un service : on vend un narratif. Cette assertion est parfaitement illustrée par le cas des banques.

14a

Continuer la lecture de 14 – La mauvaise réputation [les banques, 1/∞] 

Répandre cette bastardise :

13 – Les lieux communs hostiles

Nous dédions cet épisode à toutes les personnes qui nous ont signalé en masse leur indignation en découvrant les tapis de piques anti-SDF. Merci à Geoffrey Dorne pour cet article ; ainsi qu’à MadMoizelle pour celui-là. Go #TeamFakir.

J’aime les SDF… Les mendiantes, clochards, prostituées et autres indigents à la rue sont, pour le connard professionnel, des éléments essentiels de nos villes. Ils sont l’apologue veillant à effrayer le bas peuple, le cautionary tale de notre société de consommation. Un conte dont la morale est simple : si tu ne te soumets pas au devoir de produire et consommer, tu finiras dans des guenilles démodées assis sur un trottoir à faire des fautes au marqueur sur ton bout de carton. La peur, l’inconfort et la gêne qu’ils vous instillent ne servent pas seulement à vous faire entrer dans le rang. Elles vous poussent, en sus, à produire d’autant plus, montrer que vous méritez de vivre et de consommer en pressant le pas pour vous donner l’air affairé, important.

13a

Continuer la lecture de 13 – Les lieux communs hostiles 

Répandre cette bastardise :

12 – Le yaourt putassier (2/2)

Concevoir un yaourt suffisamment pénible pour qu’il marque le client et le rende faussement addict est une chose. Une chose importante. Le vendre, c’est-à-dire amener le client à acheter sa première dose en s’identifiant à la came, en est une autre tout aussi essentielle. Malheureusement, votre commanditaire va, une fois encore, avoir son avis sur la question. Ne lui en voulez pas, c’est son rôle : il se doit de vous exposer sa médiocrité… Sans cela, comment lui démontrer que son intelligence réside dans le fait d’engager un connard professionnel pour penser à sa place ? C’est ainsi que j’eus un nouveau rendez-vous avec les représentants de Neslait.
12a

Continuer la lecture de 12 – Le yaourt putassier (2/2) 

Répandre cette bastardise :

11 – Le yaourt putassier (1/2)

Le principe de cette bastardise nous a été insufflé par Katryn. Merci à elle pour l’inspiration.

Être un connard de l’agroalimentaire est un réel défi. Ce n’est pas un marché où l’on aurait droit à l’erreur. Quand vous avez des tonnes de produits périssables à faire circuler à flux tendu, la moindre baisse dans les ventes forcerait vos commanditaires à la promotion, la baisse de prix, la destructions de denrées ou pire : le don à une banque alimentaire. Donner les surplus de son produit aux nécessiteux semble avoir ses attraits. C’est une façon simple de faire baisser ses taxes, s’acheter une conscience et se positionner en bienfaiteur. Mais pour votre produit, c’est surtout un enterrement de première classe, l’annihilation totale de son image de marque.

11a

Continuer la lecture de 11 – Le yaourt putassier (1/2) 

Répandre cette bastardise :

10 – L’obsolescence de la baleine

L’objet de cette bastardise nous a été insufflé par Goofy. Merci à lui pour l’inspiration.

Si nous vivons aujourd’hui l’âge d’or du connard professionnel, une époque bénie où le métier d’ingêneur est non seulement reconnu mais aussi célébré, n’allez pas croire que notre génération ait inventé ou découvert les bastarderies… Ce serait là un manque d’humilité et de modestie indigne des connards en général et de mes cours en particulier. Tout au long de l’histoire, des hommes (et, aussi surprenant que cela soit, parfois même des femmes) ont usé de gêne et de malveillance pour tirer avantage d’une situation et vendre cet avantage au plus offrant. Ainsi, par exemple, nous devons le concept révolutionnaire « d’obsolescence programmée » aux luttes féministes des années 60.

10a

Continuer la lecture de 10 – L’obsolescence de la baleine 

Répandre cette bastardise :

09 – Le monopole du côlon (3/3)

Nombres de vos bastardises tournent autour d’un simple objet du quotidien. Nous avons donc décidé de lui accorder un triptyque. Pour cette troisième partie, nos remerciements vont à Fred Urbain, qui a écrit la trame de cet épisode, ainsi qu’à Flork pour ses idées… Nous avons bien digéré vos nourrissantes inspirations, en voici le résultat.

On ne le souligne jamais assez, chaque détail, chaque moment de votre vie est une occasion d’exprimer la malveillance qui sommeille en vous et de la canaliser en une gêne lucrative. Ainsi, déambuler sans but (mais l’oreille aux aguets) dans les locaux de votre commanditaire est une excellente manière de trouver l’inspiration. La scène se passe le matin même devant le bâtiment de Proctos & Logos, alors que je surprends deux employés en pleine pause cigarette…

09a

Continuer la lecture de 09 – Le monopole du côlon (3/3) 

Répandre cette bastardise :